La Cardoule, emblème du causse

	surplombant les Gorges du Tarn, telle un soleil virtuel, elle illumine leurs falaises, leurs cirques et leurs escarpements spectaculaires. Guidant le touriste ou le vacancier à la recherche d'un gîte pour approfondir sa visite des gorges du Tarn et de la région, cette espèce protégée des grands causses joue également les baromètres
	  St.Georges
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Interview de Francis Roujon

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Le Lévéjac, pur brebisLe Lévéjac, pur brebis

Un fromage qui ne manque pas de caractère,

Le Lévéjac !

   
     

      Pour l'instant cette rubrique s'avère légèrement maigre et, en fait de reportages, nous n'avons toujours que l'interview de Mr Francis Roujon. Heureusement celui-ci s'était montré fort volubile, n'ayant rien à cacher, bien au contraire.
      C'était en 2002, ce reportage fut alors effectué alors qu'il rentrait du Salon de l'Agriculture. Depuis, Mr Francis Roujon s'y rend régulièrement chaque année, continue d'affiner méticuleusement son Lévéjac et s'offre des stages télévisés avec la charmante Véronique Mounié.
      Depuis mars 2008, Le Lévéjac s'affiche en ligne : fromage-le-levejac.com .


Cardoule : Pouvez-vous nous présenter votre production ?
Francis Roujon : Je fabrique du Lévéjac, fromage de brebis au lait cru, deux variétés, une à pâte molle et une à pâte pressée.

C: Quelles méthodes employez-vous pour la fabrication du fromage ?
Quelles sont les différences de fabrication entre les deux produits ?

FR: Pour les pâtes molles, le caillé est égoutté naturellement sur une table d'égouttage, tandis que pour les pâtes pressées l'égouttage est aidé par une pression mécanique, afin d'extraire le petit lait. De plus les pâtes pressées ont une période d'affinage plus longue (3 mois).

C: Quel est le fromage le plus demandé par vos clients ?
FR: C'est en fonction des goûts de chacun. Le Lévéjac à pâte pressée a un goût de cave, d'affinage contrairement au Lévéjac à pâte molle qui a un goût plus prononcé de brebis.

C: De quel fromage produisez-vous le plus ?
FR: C'est en fonction de la saison et de la demande. En périodes estivale et de fêtes de fin d'année, il s'écoule plus de pâtes molles qu'à d'autres périodes plus creuses.

C: Quelle est la meilleure période d'affinage, la plus propice ?
FR: Il n'y en a pas, je travaille dans un atelier normalisé CEE. J'ai régulé toutes les conditions d'affinage. Température, hygrométrie, mouvements d'air sont contrôlés artificiellement. Le hâloir conserve donc les mêmes conditions optimales tout au long de l'année, quel que soit le climat extérieur.

C: Est-ce une production saisonnière ?
FR: Non, car je dispose de deux troupeaux distincts, un géré naturellement avec l'agnelage en fin d'année et traîte jusqu'en juillet, alors que l'autre est désaisonné, avec mise bas en août et traîte jusqu'en décembre.

C: Depuis quand avez-vous cette activité ?
FR: Depuis 1998.

C: Peut-on déguster vos produits ? Où?
FR: Oui, à l'atelier de transformation. Tous les deux jours, sur rendez-vous. (tel: 04.66.48.81.32)

C: Vos fromages peuvent-ils prétendre à une appellation d'origine ? Style produits du terroir ?
FR: Non, pas pour une AOC, la démarche d'obtention est une bien trop grosse opération pour le petit volume de ma production qui reste, somme toute, artisanale. Par contre je m'intéresse beaucoup aux appellations locales :
      - l'appellation "de Lozère", qui est en train de se mettre en place, pas seulement sur les fromages, mais également sur la viande, le miel et d'autres produits.
      - j'ai déjà l'appellation fermière, évidemment, ce qui veut dire que je ne transforme que le lait que je produis et j'appartiens également au réseau "Bienvenue à la ferme".
      - l'appellation "montagne" que je peux utiliser puisque nous sommes dans une région de montagnes et que toute la matière première est produite sur place.


C: Votre production est-elle consommée sur place, dans la région ?
FR: Oui, c'est essentiellement local, dans un rayon de 100 à 150 kms autour de l'exploitation (Aveyron, Gard, Hérault, Ardèche).
      Maintenant je vais essayer quelques débouchés sur la région parisienne.

C: Votre production a-t-elle des débouchés en grande surface ? En boutiques spécialisées ? Chez des petits commerçants ? sur les marchés ?
FR: Aucune grande surface, c'est une petite production artisanale. Je passe par un intermédiaire qui le distribue dans les petites boutiques et sur les marchés fermiers. Je préfère cette méthode qui me permet d'avoir un contact plus direct avec la clientèle.

C: Pratiquez-vous la vente par correspondance, par Internet ou l'envisageriez-vous ?
FR: Pratiquement pas, sauf demande expresse du client, mais c'est à ses risques et périls.
      Internet c'est encore autre chose. Je ne me suis pas lancé directement dans cette voie, mais on peut trouver mes produits sur Internet. En fait, c'est par l'intermédiaire d'un de mes clients.

C: Pour faire connaître le Lévéjac, participez-vous à des concours, faites-vous du démarchage ?
FR: J'ai eu participé à quelques concours, mais bon, ce n'est pas forcément le plus intéressant pour la promotion. La représentation devant le client, avec une démonstration/dégustation pour lui prouver que le produit tient la route. Les clients sont toujours intéressés quand ils me voient arriver avec ma petite glacière. Rien ne vaut une bonne présentation du produit.

C: Vous vous êtes rendu pour la première fois au salon de l'agriculture, je crois ? Pouvez-vous me faire part de vos impressions ?
FR: Au départ, si j'y suis allé, c'était un peu surtout pour essayer d'approcher la clientèle de la région parisienne. Mais ce salon, qui s'appelle d'ailleurs "Salon International de l'Agriculture", est avant tout une grande vitrine internationale. Par exemple cette année on a vu des représentants de Côte d'Ivoire, du Sénégal... cela aurait été dommage que l'on n'y soit pas !
      Justement, cela fait au moins deux ou trois ans que la Lozère est en perte de vitesse sur ce Salon. Car plus personne ne veut aller sur ce salon, à cause notamment des frais qui sont très lourds et cela demande beaucoup de temps et d'énergie, pas seulement lors du Salon lui-même, mais également lors de la préparation. Mais c'est vraiment une vitrine extraordinaire qu'il ne faut pas louper ! Même s'il y a une quantité de produits impressionnante, on arrive toujours à se faire une petite place.

C: Quelle fut la place réservée aux fromages, lors de ce salon ?
FR: Ce n'était pas structuré ainsi, cette année.

C: Pensez-vous que ce salon puisse apporter quelque chose à notre département, la Lozère ?
FR: Absolument ! D'ailleurs, pour l'année prochaine nous avons en projet une vitrine plus large des produits du terroir lozérien, naturels, et d'y associer le tourisme, puisqu'il y a une forte demande. Il faut y mettre le paquet, alerter les pouvoirs publics...

C: L'existence d'Internet a-t-elle commencé à y faire sentir sa présence ?
FR: Non, pas spécialement ! Je ne suis pas un pro d'Internet, mais il n'y faisait pas trop parler de lui, si ce n'est que vous avez des clients qui vous demandent si vous avez une adresse internet.

C: Avez-vous déjà entendu parler de Cardoule.com ?
FR: À part avant de le voir avec vous aujourd'hui, pas encore.

C: Avez-vous pu vous faire une idée de ce site Web parlant des Causses et des Gorges du Tarn ?
FR: Apparamment, d'après ce que je viens de voir, beaucoup de travail a déjà été fait. Mais cela mérite une visite plus approfondie, même si je peux déjà dire qu'il s'agit d'un travail assez pointu, assez précis.
      Bon, mais après, il faut voir les retombées. Vous me dites trente visiteurs par jour, en commençant come ça, c'est formidable.


C: Pensez-vous que le tourisme soit une activité économique importante pour la région
FR: Ah Oui, bien sûr, absolument, tout à fait, bien évidemment, c'est sûr et certain !!!
C: Est-ce donc que vous pensez qu'il y a encore du développement possible dans ce domaine-là ?
FR: Là, à l'instant on ne peut faire que ça !!! On ne peut faire que développer. Il y a encore des tas de trucs à faire ! Beaucoup travailler sur l'accueil et l'animation.

C: Par rapport à Internet, vous semblez encore un peu hésitant, notamment par rapport à la vente de produits ou au tourisme, mais si Internet est réellement une chance, pensez-vous que les lozériens sauront la saisir pour créer et développer des activités leur permettant de vivre au pays ?
FR: Pourquoi pas ? Vous en êtes la preuve !
C: Si vous voulez... Mais moi je suis loin, néanmoins j'espère qu'un jour cela me permettra de revenir m'installer chez moi, au pays.
FR: Sinon, il s'agit simplement que les gens en aient l'idée, puis les idées pour le faire. Mais on y va tout droit.
      Pour en revenir aux fromages, le problème c'est que, commercialisé ainsi, c'est un produit qui va revenir hyper cher... Notamment à cause des frais de conditionnement et de transport.
      Par exemple un produit qui part de la ferme à 5 euros/cinq euros cinquante et qui se retrouve à 6 euros/6euros 10 sur le marché, expédié via internet, c'est le double.
      Donc, pour moi, je pense qu'Internet est un très bon outil de promotion davantage qu'un outil de commercialisation.



Contact : Francis Roujon, Soulages 48500 St Georges de Lévéjac
      (tel: 04.66.48.81.32)
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dermod-inter1.php : 01.06.2016 14h42
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